Le tartre et les boues réduisent le transfert thermique des échangeurs, augmentent la consommation d’énergie, et finissent par colmater canalisations et cuves. La pompe pneumatique à membranes permet de faire circuler en boucle fermée les produits de détartrage et de désembouage, sans démontage de l’installation.
Pourquoi le tartre et les boues coûtent cher
Sur un échangeur thermique, le dépôt de tartre agit comme une couche isolante qui réduit la capacité de transfert de chaleur : il faut alors consommer plus d’énergie pour maintenir la même performance. L’encrassement progressif peut aussi provoquer des variations de température non maîtrisées, endommager les équipements en aval, affecter la qualité du produit fabriqué, ou causer des pannes imprévues qui arrêtent la production. Les secteurs les plus concernés sont la production d’énergie, la chimie, l’agroalimentaire, le traitement de l’eau et la transformation de plastiques (régulation de presses et d’extrudeuses).
Dans les canalisations et les cuves, le même phénomène se traduit par une perte de charge croissante, un débit qui diminue, et à terme un colmatage complet si rien n’est fait.
Le principe du détartrage en boucle fermée
Le détartrage chimique en boucle fermée consiste à faire circuler un produit détartrant dans l’installation à traiter (échangeur, canalisation, cuve) sans la démonter. Une pompe pneumatique à membranes aspire le produit dans une cuve de préparation, le refoule dans le circuit encrassé, puis le fait revenir à la cuve pour une nouvelle circulation, jusqu’à dissolution complète du dépôt.
Comme pour toute application en boucle fermée avec une pompe pneumatique à membranes, le débit s’adapte automatiquement au degré d’obstruction : en début de cycle, sur une installation fortement colmatée, le débit peut être très réduit et la pression proche du maximum ; à mesure que le tartre se dissout, le passage s’élargit, le débit augmente et la pression diminue. Cette adaptation se fait sans réglage manuel en cours de cycle, ce qui est un avantage réel sur ce type d’application.
Quels produits chimiques, et dans quel ordre
Le détartrage proprement dit fait appel à des acides : principalement l’acide citrique, l’acide phosphorique et l’acide sulfamique. Leur concentration doit être adaptée à la matière de l’installation à traiter, un point qui ne se devine pas et qui justifie l’expérience de l’entreprise de nettoyage.
Les produits alcalins, eux, n’interviennent pas dans le détartrage lui-même : ils servent au nettoyage préparatoire avant le passage de l’acide, puis à la neutralisation une fois le détartrage terminé.
Détartrage = acide (citrique, phosphorique, sulfamique), à concentration adaptée au matériau. L’alcalin encadre le traitement : nettoyage avant, neutralisation après.
Cas d’application : cuves et canalisations en industrie vinicole
L’entretien des installations vinicoles (cuves de vinification, canalisations de chai) est très généralement confié à des entreprises spécialisées extérieures. Ces installations sont systématiquement vérifiées avant le lancement des vendanges, mais l’entretien se déroule en réalité tout au long de l’année.
Pour les petites installations, une TFG100PTF (corps polypropylène, membranes PTFE) suffit à faire circuler les mélanges chimiques à base de soude utilisés dans ce secteur. Sur les applications plus importantes, où le tartre, friable, se détache par plaques des parois de cuve ou de canalisation, la gamme TFG200 facilite le pompage de ces particules plus grosses.
Le dimensionnement de la pompe dépend avant tout de la géométrie de l’installation à traiter, en particulier du diamètre des canalisations. La vitesse du fluide dans la canalisation joue elle aussi un rôle : au-delà de son effet chimique, la circulation a un effet mécanique réel sur l’efficacité du détartrage. Comme les installations vinicoles sont d’une variété quasiment infinie, le choix final relève surtout de l’expérience de l’entreprise de nettoyage.
La règle de sécurité n°1 : ne jamais dépasser la pression admissible
Certains appareils à détartrer, certains échangeurs en particulier, ne supportent pas plus de 2 bar. La règle est simple et systématique : vérifier à chaque intervention la pression maximale supportée par l’installation, puis régler le détendeur d’air en conséquence pour ne jamais la dépasser, y compris dans le cas le plus défavorable où la canalisation serait extrêmement colmatée.
Sur une pompe pneumatique à membranes, la pression de sortie est égale à la pression d’air d’alimentation (rapport 1:1). Si le circuit est très colmaté, le débit chute et peut approcher zéro : dans ce cas, la pression de sortie tend vers la pression d’air réglée. C’est pourquoi, en début de cycle, tant que le degré de colmatage n’est pas connu, l’opérateur démarre l’installation à pression minimale, pour ne prendre aucun risque sur un appareil sensible.
Le désembouage industriel : les boues de magnétite
Le désembouage concerne les circuits fermés de chauffage, typiquement le circuit de chauffage de la machine industrielle elle-même, où s’accumulent des boues de magnétite (oxydes de fer). Cette application reste exclusivement industrielle : contrairement au détartrage vinicole, il n’y a pas ici de clientèle résidentielle ou tertiaire.
Une pompe à corps polypropylène convient bien au pompage de la magnétite. Le point clé est la cadence : plus elle est réduite, moins la pompe s’use par abrasion, et plus elle peut absorber une viscosité importante : la magnétite peut, selon les cas, être nettement visqueuse. Sur une nouvelle installation à traiter, il est recommandé de démarrer à cadence très faible, de l’ordre de 10 l/min pour une TFG100 ou 30 l/min pour une TFG200. La cadence exacte dépend ensuite de l’abrasivité et de la viscosité propres à chaque installation.
- La pompe fonctionne seule, en continu, sur de longues périodes : l’équipe peut se consacrer à autre chose pendant ce temps.
- Une cadence lente réduit l’usure par abrasion des membranes et clapets.
- Une cadence lente permet aussi de pomper une magnétite plus visqueuse sans forcer la pompe.
Quelle pompe choisir ?
Les repères ci-dessous sont des ordres de grandeur : le choix définitif dépend toujours de la géométrie réelle de l’installation et de la nature exacte du produit à pomper. N’hésitez pas à nous contacter pour un avis sur votre cas précis.
| Application | Modèle conseillé | Matière | Débit / cadence type | Fluide typique |
|---|---|---|---|---|
| Détartrage cuve/canalisation vinicole, petite installation | TFG100PTF | Corps polypropylène, membranes PTFE | Adapté au diamètre de la canalisation | Mélanges à base de soude |
| Détartrage installation plus importante, tartre en plaques | TFG200 | Selon compatibilité chimique du produit | Adapté au diamètre / à la vitesse de circulation | Acide citrique, phosphorique ou sulfamique |
| Désembouage, boues de magnétite, circuit de chauffage industriel | TFG100 / TFG200 | Corps polypropylène | ~10 l/min (TFG100) à ~30 l/min (TFG200), cadence volontairement réduite | Eau chargée en magnétite |
Un cas particulier à faire chiffrer ?
Diamètre de canalisation, pression maximale admissible, nature du produit à pomper : contactez notre équipe pour valider le modèle et le réglage adaptés à votre installation.
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